Plusieurs communes des Yvelines ont récemment fait face à une prolifération importante de chenilles processionnaires. Voici donc un rappel des bons gestes à connaître.
Qu’est-ce qu’une chenille processionnaire ?
Dans les forêts comme dans les jardins, au sol ou dans les arbres, certaines chenilles se déplacent en file indienne. Appelées chenilles processionnaires, elles sont recouvertes de poils urticants pouvant provoquer des réactions inflammatoires parfois sévères chez l’être humain comme chez les animaux.
Il en existe deux types :
- Les chenilles processionnaires du pin : elles sont sur les arbres résineux de la famille des pins, et on les croise majoritairement entre janvier et mai
- Les chenilles processionnaires du chêne : elle sont sur les arbres feuillus de la famille des chênes et on les croise majoritairement entre avril et juillet.
Quels sont les risques ?
Les chenilles processionnaires sont urticantes en raison de leurs poils, qui sont en réalité des soies détachables. Lorsque ces soies pénètrent dans la peau ou les muqueuses, elles libèrent un venin composé de différentes molécules responsables de réactions toxiques et inflammatoires.
Les symptômes peuvent être :
- Sur la peau : rougeurs, démangeaisons, douleurs cutanées, oedème localisé, urticaire, et parfois petites cloques
- Aux yeux : conjonctivite, larmoiement et douleurs oculaires
- Aux voies respiratoires : toux et gêne
Pour information : Il n’est pas nécessaire d’entrer en contact direct avec une chenille pour présenter des symptômes. Les soies urticantes peuvent se détacher puis être facilement transportées par le vent. Une exposition indirecte est donc possible, même à distance de l’animal.
En cas de symptômes :
- En cas de difficultés respiratoires ou de réaction allergique grave, appelez immédiatement le 15 ou le 112.
- Pour toute irritation de la peau, des yeux ou des voies respiratoires, consultez rapidement un professionnel de santé.
Les risques pour les animaux
Les chenilles processionnaires du pin et du chêne peuvent être très dangereuses pour les animaux, en particulier les chiens et, dans une moindre mesure, les chats.
La plupart des intoxications surviennent lorsque l’animal lèche, renifle ou prend une chenille dans sa gueule. Les chevaux et les ruminants peuvent également être touchés en consommant des végétaux contaminés.
Les symptômes concernent principalement la bouche : forte inflammation, douleur, gonflement de la langue et salivation excessive. Dans les cas les plus graves, une partie de la langue peut se nécroser. Une prise en charge vétérinaire immédiate est donc essentielle pour limiter les séquelles.
Des lésions peuvent aussi apparaître sur les pattes, les yeux ou le système digestif selon le mode de contact.
Quelques conseils :
En présence de chenilles processionnaires ou de nids :
- ne pas toucher les chenilles, les nids ou les concons, même morts
- éviter de stationner sous les arbres infestés
- éloigner les enfants des zones concernées et les garder sous surveillance
- éloigner les animaux domestiques des zones concernées, garder son chien en laisse
- porter des vêtements couvrants lors des promenades en forêt ou en zone
- rester sur les sentiers balisés
- éviter de se frotter lesyeux
- ne pas faire sécher son ligne, à l’extérieur, à proximité d’arbres infestés
Au retour d’une potentielle exposition :
- se laver soigneusement les mains
- prendre une douche et changer de vêtements en cas de doute
- laver les fruits et légumes issus de jardins situés à proximité de zones infestées.

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